La servante, 1960

Hanyo

Kim Ki-Young

LA-SERVANTE-13

Au milieu du film, le petit garçon présente à sa grande soeur un dessin représentant leur mère avec le nouveau né de la famille. La soeur objecte que les seins de la mère sont beaucoup trop grands par rapport à la tête du nourrisson.

Difficile de savoir si la grande soeur a raison, sur le plan plastique, car le dessin restera hors champs. Mais sur le plan du cinéma comme de la politique, Kim Ki-Young démontrera qu’elle a tort!
La lutte des classes et la manipulation des sexes sont à l’oeuvre dans le foyer d’un professeur de piano dont l’épouse et les 3 enfants sont progressivement vampirisés par une maîtresse naïve, une amoureuse secrète et une bonne démiurge. Mais «La servante», qui ressemble à un best of des pires machiavélismes du duo Chabrol/Huppert, est peut-être avant tout un grand film de maison hantée.

Ce petit théâtre fort éprouvant reste à huis clos, de part la volonté des personnages (croient-ils). Il est rythmé par le coulissement des portes et les chutes dans l’escalier vertébral et surtout offre son spectacle horrifique à travers de larges bais vitrées qui sont autant d’yeux aveugles sur le monde extérieur.

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~ par 50 ans de cinéma sur 12 janvier 2015.

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