Paul, 1969

Diourka Medvedzki

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A l’exception des variations scorsesiennes, les adaptations de la vie du Christ m’ont toujours semblé pétrifiées par les évangiles. Sans minimiser leur importance, «L’évangile selon Saint Mathieu» de Pasolini ou «Les 11 Fioretti de François d’Assise» de Rossellini m’ont laissé indifférent, comme si leur manquaient le doute et la violence des hommes.

Diourka Medveczky ne filme pas le second testament mais entreprend de radiographier une époque où beaucoup recherchaient des Christs alternatifs.

A partir d’une dramaturgie épurée à l’extrême, il entreprend donc de suivre un groupe de hippies qui évolue de l’hédonisme superficiel à une dévotion tribale envers un meneur ambigu incarné par Jean-Pierre Léaud.

Le cinéaste détourne les années 60 vers un nouveau Moyen-Age où les figures sacrées se révèlent dans le mutisme et les ténèbres. Un peu comme si on avait enfin confronté François d’Assise avec le loup.

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~ par 50 ans de cinéma sur 21 décembre 2014.

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