Voyage au centre de la Terre, 1959

Journey to the center of the Earth

Henry Levin

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Voici un chef d’oeuvre incontestable pour ceux qui aiment les champignons et les lézards.

La vision dans l’enfance d’une adaptation de Jules Verne nous ferait-elle perdre toute subjectivité ? Non, vraiment, on y trouve des champignons géants et des lézards à foison.

Avec un sérieux papal, cette production familiale nous transporte donc aux confins du psychédélisme. Fidèle à l’esprit plus qu’à la lettre de l’écrivain, cette steam fantasy puise également son souffle et ses idées entre les lignes claires de Hergé. Une sourde angoisse infuse alors ces aventures délirantes.

On pourrait regretter l’absence de l’immense Ray Harryhausen et ses marionnettes animées pour le recours moins gracieux aux transparences. La magie opère cependant, apportant même une cohérence historique et artistique au projet. Les hypothèses visionnaires de Jules Verne furent contemporaines de l’invention du cinéma. C’est donc à un cinéma des premiers âges que le film de Levin nous ramène, un cinéma de foire, devant lequel les spectateurs rient avant de fuir, de peur qu’un train ne sorte du cadre.

Comme nous, les personnages se retrouvent face à des écrans sur lesquels sont projetés des iguanes filmés en gros plans. A moins qu’eux même ne soient prisonniers de ces parois transparentes, observés par d’érudits reptiles.

La caverne de Platon était-elle un vivarium pop ?

arton902

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~ par 50 ans de cinéma sur 18 décembre 2014.

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