Le rebelle, 1949

The fountainhead

King Vidor

MBDFOUN EC004

 

De Frank Gehry à Alexandre Trauner en passant par Jean Nouvel, on ne compte plus les passerelles entre architecture et cinéma. Les dictateurs du XXe siècle les considéraient à égalité comme outils de domination, les 2 se retourneront contre eux…

King Vidor met en scène un western urbain, du genre pionnier solitaire face à la nature et aux hommes. L’architecture, sacerdoce du héros, fonctionne comme métaphore de la liberté insubmersible en chaque individu, mais aussi comme symbole de puissance pure.

Métaphore et symboles qui s’appuient sur les épaules de Gary Cooper.

Toute l’ambiguité de ce film éminemment américain s’incarne dans le regard de la star. Nous parlons d’un héros anti système, un homme prêt à détruire les monuments qu’il a fait construire s’ils ne correspondent pas à son éthique, un cowboy qui préfère tailler la pierre plutôt que subir la gloire vaine, un héros, un rebelle donc!

Or, l’architecture, comme le cinéma, ne supporte pas la rébellion. Aussi modeste qu’elle soit, il lui faut un système pour exister.

La mélancolie irradiant des yeux de Cooper est donc celle du maverick contraint par l’establishment mais aussi celle du cinéaste : l’artiste américain créateur de mythologie au prix des renoncements à l’idéal qu’il filme.

Publicités

~ par 50 ans de cinéma sur 15 décembre 2014.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s