Maris et femmes, 1992

Husbands and wives

Woody Allen

MSDHUAN EC008

Bien avant les rigolos du dogme, Woody s’était mis à la DV…sans DV. Le cinéaste new-yorkais a bien énervé son chef opérateur, Carlo DiPalma, en lui expliquant que les composition lui importaient désormais peu, l’essentiel étant de suivre les acteurs avec le plus de légèreté possible.

Ce sera pour l’un de ses films les plus graves. Une histoire de couple(s) où le désespoir ne prend même plus la peine de s’apparenter à la mélancolie. Woody scrute au plus près des comédiens qu’il a vu vieillir avec lui ou qu’il voit naître (troublante Juliette Lewis). Il ressasse les amours perdues comme un oracle fouillant les entrailles d’un mort, espérant y trouver le signe d’un changement de temps. Mais l’automne ici est éternel.

Plus que jamais, ce film aurait pu s’appeler « September ».

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~ par 50 ans de cinéma sur 24 août 2014.

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