L’héritage de la chair, 1949

Pinky

Elia Kazan

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Pour une fois, le titre français («L’héritage de la chair») raconte quelque chose. Le corps de l’héroïne est en même temps l’écrin et le masque de sa mémoire.

Cet axiome permet à Elia Kazan de réaliser l’antithèse de son précédent métrage, «le mur invisible». Ce film évoquait l’antisémitisme sous forme d’enquête édifiante. Gregory Peck y fronçait les sourcils sous le poids d’une indignation stérile. Mémoire et transmission ne peuvent se contenter des notes (de bonnes) intentions, à l’échelle d’une femme, d’un homme ou même d’un pays.

La belle «Pinky» porte la complexité de ses origines sur sa peau. Elle est noire mais paraît blanche. Le cinéaste la suit dans un univers mystérieux et sensuel (le sud des Etats Unis et ses bayous psychanalytiques) où elle se débat entre les fantasmes que lui font porter les autres.

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~ par 50 ans de cinéma sur 7 juin 2014.

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