La Influencia, 2008

Pedro Aguilera

18765108

Une plongée en enfer filmée comme une performance arty, où les enfants peignent sur les murs de la maison pendant que leur mère agonise, victime d’une dépression atone (solitude, chômage, drame familial?). La famille est seule dans la ville. Le foyer devient une île aussi aussi abstraite que celle de « Sa majesté des mouches ».

Au début, les gestes se répètent, sans ritualisation, par absence de choix : travail, coucher, repas. La mère de famille se rebelle intérieurement, progressivement, les gestes ne sont plus accomplis, plus rien n’est mené. La mère se meurt, les murs se couvrent de peintures naïves. Il faut du temps pour la disparition.

La génitrice décédée, le frigo vide, les enfants changent d’enveloppe en quittant leur foyer asséché dans une voiture trop grande, qu’ils conduisent en aveugle jusqu’à l’accident. Les 2 gamins choqués se fixent puis la fillette se tourne vers le spectateur et ne contient plus un rire qui semble vomi de sa bouche ensanglantée…

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~ par 50 ans de cinéma sur 27 mai 2014.

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