Terreur à l’opéra, 1987

Opera

Dario Argento

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Les cinéphiles ont souvent envié aux fans de rocks le sex appeal immédiat de leurs idoles. Ils s’empressèrent de se choisir des icônes de la même envergure. Le glamour est moins évident (tous ces cinéastes barbus à lunettes sont-ils sexy ?). Pourtant, de Hitchcock à Truffaut, de Wells à Carax, nous avons aimé des freaks, des pervers, des romantiques, des autistes… pas indignes de Bowie ou Jagger.

Pour moi, ce sera Dario Argento. LE cinéaste rock star, celui qui manipule sa caméra comme une guitare électrique. Celui qui cumule les rôles d’âme damnée et de compagnon de misère, qui rassure et qui fait peur, qui rassure parce qu’il fait peur.

« Opéra » est un beau film rock. Celui où l’artiste, dans un geste de décadence ultime, jette son instrument au public.

Dans son 10e film, Argento brasse à nouveau les influences giallo, les jeux de regards, les miroirs brisés, les contes de fée, le surréalisme, le gore, la psychanalyse… comme un apprenti sorcier déciderait de mélanger toutes les recettes de son grimoire. « Phenomena » fut son plus beau monstre, la créature peut-elle désormais muter seule? Le cinéaste lui propose les béquilles de son génie avant de la laisser envahir seule l’esprit de ses spectateurs.

« Opéra » est un film cerveau… le notre!

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~ par 50 ans de cinéma sur 21 avril 2014.

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