Providence, 1977

Alain Resnais

providence.gif

« Providence » est peut-être le film le plus drôle de Resnais. Sans doute est-ce parce que c’est aussi celui qui fait le plus peur. Anglophile affirmé, le malicieux maître réussi l’exercice périlleux du film-anglais-fait-par-un-français. Par la même occasion, il s’amuse à réaliser la série B de sa prestigieuse filmographie.

Si l’on connaît le Resnais disciple de Duras et de Robbe Grillet, on oublie parfois sa passion pour les formes d’arts populaires voir triviales. Romans de gare, bandes dessinées et ritournelles de cabaret peuplent ainsi l’imaginaire de ce cinéaste imprévisible, comme il le montrera durant la prochaine décennie, partie la plus décontractée de sa carrière.

En 77, Resnais délire son Kill Bill pudding. L’ombre de Shakespeare, l’écho de Mary Shelley et beaucoup de l’esprit Hammer pour un style improbable mais hautement séduisant : le gothique ligne claire.

Publicités

~ par 50 ans de cinéma sur 18 avril 2014.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s