Melo, 1986

Alain Resnais

melo-04

C’est un petit secret de cinéphile : comme beaucoup, je n’aime pas le théâtre. Promiscuité avec les comédiens, gène des réactions dans la salle et surtout angoisse du point de vue unique. Pourtant, comme d’autres, j’aime beaucoup le théâtre filmé. Toute la question sera de découvrir par quels interstices le cinéma se révélera.

Resnais aime, lui, sincèrement le théâtre. Il s’assume désormais comme un aimable artisan de l’ORTF proposant une diffusion de  « Au théâtre ce soir « . Du moins, c’est ce qu’il tente de faire croire. Obsédé par la discrétion de sa mise en scène, il se fait observateur feutré d’un simple marivaudage. A priori. Car les yeux d’Alain Resnais sont l’instrument de précision le plus complexe du cinéma français. Progressivement, le cinéma vampirise la pièce, le montage possède  la scène et chaque mouvement de caméra reliant les regards des personnages s’emplit de sens.

Du théâtre, vraiment ?

Publicités

~ par 50 ans de cinéma sur 3 avril 2014.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s