La Cecilia, 1976

Jean-Louis Comolli

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Comolli nous parle en connaisseur : il Y était, il Y a cru.

Critique de renom, il a partagé les lignes des cahiers du cinéma durant les années 70, celles des prises de positions radicales. Une époque où le cinéma ne pouvait s’envisager que sous l’angle politique. De cette période Mao dont la couverture sombre de la revue illustre bien la sécheresse, Comolli est sorti, semble-t-il, avec quelques désillusions.

Pour son premier film de fiction, il s’attache à un groupe d’utopistes du 18e siècle, parti fonder une communauté idéale en Amérique du Sud.

A la place du film tract attendu, on est surpris de découvrir une oeuvre âpre et lucide, malgré tout dominée par un regard plein d’humanité. Le réalisateur EN revient, des illusions, des positions de principe. A la même époque, d’autres souffrent des mêmes questionnements et trouveront d’autres chemins. Certains choisiront la lutte armée, Godard prendra le fric de la télé, Chris Marker deviendra un super héros invisible…

Ce qui émeut le plus dans la Cecilia, c’est que son auteur ne renie jamais ses espoirs communiste mais les confronte à la vie et au cinéma, en réussissant un beau film d’acteurs égalitaire.

Pas besoin de partager ses idéaux communautaires pour s’accorder sur l’idée que la cinéphilie, elle aussi, est une question de Foi.

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~ par 50 ans de cinéma sur 30 mars 2014.

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