Il était une fois la révolution, 1971

Giu la testa

Sergio Leone

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Avec Leone, les français se sont quelque peu perdus au niveau des titres.

Au début, tout était raccord : « Pour une poignée de dollars » traduisait « Per un pugno di dollari », de même que « Per qualche dollaro in piu » se transformait en « Pour quelques dollars de plus ». Au même moment, les américains recevaient « For a fistfull of dollars » et « For a few dollars more ».

Puis « Il buono, il bruto, il cattivo » soit « The good, the bad and the ugly » fut bizarrement travesti en « Le bon, la brute et le truand » et tout le monde s’est disputé pour savoir si la brute était le trivial Eli Wallach ou le sadique Lee Van Cleef (sachant que Clint n’était pas si bon…)

Le malentendu s’est poursuivi. Après les dollars vint la série il était une fois.

« Il était une fois dans l’ouest », ok (« C’era una volta il west » alias « Once upon a time in the West »). Mais pour le quatrième western de Sergio Leone, la confusion s’est emparée des traducteurs.

« Giu la testa » (c’est à dire Baisse la tête) fut adapté en « Il était une fois la révolution » de l’autre côté des Alpes et en « For a fistful of dynamite » de l’autre côté de l’Atlantique. Aux USA comme en France, l’idée était de coller à un titre qui avait fait la gloire de l’auteur.

Malheureusement, aucun de ces titres ne rend la beauté de cet opéra de fin du monde, composé de violence paillarde et de pessimisme anarchiste.

Le titre de travail de ce film tourné en anglais était « Duck, you sucker! », ce qui convenait finalement pas mal et, pour le coup, se passait de traduction…

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~ par 50 ans de cinéma sur 11 décembre 2013.

2 Réponses to “Il était une fois la révolution, 1971”

  1. Ce que j’aime dans votre blog, monsieur, c’est le décalage, ou disons le pas de coté que vous marquez souvent à propos des films que vous chroniquez. Pour celui-ci vous allez assez loin dans l’exercice, réussissant à faire 10 lignes sans parler une seule fois du film véritablement. J’y vois donc beaucoup d’humour, à l’image des films de Leone. Certains y voit une simple histoire d’amitié, alors qu’en fait, là encore, il nous parlent de gens peu adapté à leur époque. Meme si mon préféré reste « il était une fois dans l’ouest », le passage de la grotte avec les enfants de Juan abattus au sol comme des chiens, et cet aveu « je ne les avais jamais compté jusqu’a aujourd’hui »… De l’humour donc dans une scène déchirante (avec en fond sonore « i figlio morti » mon tracks préféré du film)… Bref… De l’humour donc, tout comme votre chronique (vous me permettez j’espère). Merci encore. Signé un lecteur assidu.

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