Palombella rossa, 1989

Nanni Moretti

PalombellaRosa3

Depuis qu’il avait affirmé « Je suis un autarcique », on se doutait que Moretti se mettrait un jour à poil. A poil d’accord mais pas tout seul, si la société italienne, l’industrie du spectacle, les cinéphiles et les bonnes volontés pouvaient le suivre…

On aurait alors dû se douter que la conscience de gauche de l’Italie ne pourrait se mettre à nu sans faire de vagues dans la mare médiatique. Il entend même en faire un maximum. Son alter ego sur pellicule mouille le maillot, frappe dans la balle et plonge pour une partie de water-polo métaphysique. La piscine devient l’horizon ultime de ce film à l’hystérie inquiète.

Moretti résume les épisodes précédents et annonce son futur retrait des années 90. Le monde ressemble de plus en plus à une Atlantide que les idéaux les plus nobles ne sauraient faire émerger.

Publicités

~ par 50 ans de cinéma sur 8 novembre 2013.

Une Réponse to “Palombella rossa, 1989”

  1. Pour moi c’est simple, le message est clair… Pour continuer à vivre, la gauche se devait être amnésique (rapport aux années de plomb).
    Du docteur Jivago (et son symbole communiste) à Bruce Springsteen (le karaoke géant au bord de la piscine), c’est pour moi le chef d’oeuvre de Nanni Moretti. Je l’ai vu 7 fois 🙂

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s