Soudain, l’été dernier, 1959

Suddenly, last summer

Joseph L. Mankiewicz

Suddenly, Last Summer 3

Je me suis souvent méfié de la tension très actor studio qui émane des écrits de Tennessee Williams. Ce fut une erreur à chaque fois, tant  ses oeuvres ont rencontré des adaptateurs parfaits, eux-mêmes trop heureux de se retrouver idéalement dans des textes aussi riches. Kazan, le torturé, a magnifié la bombe « Baby doll » et Huston, le furieux, a emmené « La nuit de l’iguane » au bout du cauchemar.

Pour Manckiewicz, Williams va jusqu’à se faire scénariste. Le casting a-t-il influencé sa décision ? Je l’ignore mais me permet d’imaginer qu’il existe des emplois plus ingrats que de ciseler des dialogues pour Elisabeth Taylor, Katharine Hepburn et Montgomery Clift.

Tous les 3 sont sublimes et, Tennessee Williams oblige, transcendent les images de leurs désirs sexuels (à peine) retenus. Rendons grâce à l’un des plus fin directeurs d’acteur américain, d’avoir permis (et réussi) l’union de ces icônes avec l’univers bouillonnant de l’écrivain de génie.

 suddenly-last-summer-katharine-hepburn

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~ par 50 ans de cinéma sur 28 octobre 2013.

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