Superman, 1978

Superman the movie

Richard Donner

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Si le «Superman return» de Bryan Singer conserve une qualité, c’est bien de rappeler que le film de Richard Donner reste indépassable.

Richard Donner un auteur? Allons bon!

Et pourtant! Il faut voir dans les suppléments du DVD, Singer mimer sa jubilation devant le film de 1978 : it was… big! it was really big! Il ne s’en est d’ailleurs pas remis. En 2006, il réalise le film le plus cher de l’histoire du cinéma (à ce moment là) et ne parvient finalement qu’à offrir un remake essoufflé où l’homme d’acier ne peut que s’excuser de ne pas avoir élevé son fils (n’importe quoi) et d’avoir été absent un matin de septembre 2001 (c’est vrai…). Le meilleur du film? Le générique qui reprend à l’identique la voix de Marlon Brando en Jor-El, la fanfare surpuissante de John Williams et le lettrage du film de Donner. Après, Brandon Routh ne pourra que s’excuser de passer après Christopher Reeve, Kevin Spacey après Gene Hackman, Kate Bosworth après Margot Kidder…

Au début des années 70, lorsque les frères Salkind décident de produire une adaptation de la bande dessinée crée par  Jerry Siegel et Joe Shuster, imaginent-ils qu’ils entreprennent de transporter Olympie en Californie, d’affranchir les hommes de la gravité ou encore de modifier le sens de la rotation des planètes?

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L’idée leur a peut-être traversé l’esprit. A l’époque «Superman the movie» est une production énorme pour laquelle sont réquisitionnés les meilleurs techniciens. Le scénario est confié à Mario Puzzo, l’homme du «Parrain».

A Richard Donner d’assurer l’équilibre de cette architecture. De ce cinéaste, on aime certains films, au gré des madeleines de chacun («Ladyhawk» pour les filles, «L’arme fatale» pour les garçons, «Les goonies» pour ceux qui ont eu 10 ans dans les années 80… ). Mais on ne s’est jamais passionné pour un film de Richard Donner, au point d’en oublier qu’il fut le réalisateur qui amena Superman sur Terre en même temps qu’il lui permit de conquérir l’espace.

Il est vrai que les suites furent piteuses, Donner lui-même n’ayant pas achevé le second épisode de la saga. Surtout, en 1995, la chute de cheval qui rendit Chistopher Reeve tétraplégique nous empêcha de revoir Superman. L’acteur qui en fut l’incarnation définitive, cloué en fauteuil roulant, la vision du film ne pouvait que susciter le malaise.

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Le mérite de «Superman return» fut donc de nous faire revenir à «Superman, the movie».

Au delà des souvenirs d’enfance, se révèle alors un spectacle majestueux où le Hollywood de l’âge d’or s’incline devant la bande dessinée, l’actor studio fait frémir les cases DC comics, les surimpressions du héros en vole rendent hommage à son origine de papier tout en l’accompagnant vers la mythologie.

Richard Donner à la caméra, Mario Puzzo à la machine à écrire, John Williams à la baguette, les Salkinds au porte-feuilles et Christopher Reeves dans les collants bleus donnent ainsi vie à l’enfant de Krypton.

Mieux encore, à la fin, Superman rejoint les grands tragiques lorsqu’il choisi de sauver la ville de son enfance puis regarde impuissant la bombe atomique qu’il n’a pas arrêtée, causer la perte de Lois Lane. Comme le disait Singer this is big!

Et cela le devient plus encore quand le superhéros défie les dieux en modifiant la courbe du temps pour ramener la femme qu’il aime depuis la mort.

Oui, on appelle cela un miracle…

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~ par 50 ans de cinéma sur 16 octobre 2013.

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