L’anguille, 1997

Unagi

Shöhei Imamura

01

Immamura est au crépuscule d’une carrière immense. Il se laisse aller, ici, à une rêverie bizarre dont le charme tenace n’efface pas l’inquiétude qu’elle transmet insidieusement.

Il s’agit d’une histoire d’amour mais celle-ci se déroule avec douceur et naturel, le cinéaste ne semble pas y prêter une attention particulière. Il s’agit d’un homme qui tente de se reconstruire après un traumatisme, mais cela ne pose pas vraiment de problème. La dramaturgie du film est ainsi, délicate et volatile.

Un troisième film s’y cache, celui qui se déroule dans l’aquarium de l’animal titre. Car il y a bien une anguille dans « L’anguille ». L’œuvre prend une dimension fantastique grâce à l’œil sombre de ce gros poisson grisâtre.

« L’anguille » mérite sans aucun doute l’appellation cinéma contemplatif. Sauf que nous ne sommes jamais sûr de savoir qui contemple qui !

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~ par 50 ans de cinéma sur 24 septembre 2013.

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