Gentleman Jim, 1942

Raoul Walsh

gentleman-jim

John Huston était fan de «Gentleman Jim».

Si l’on peut soupçonner le parti pris d’un irlandais d’adoption et d’un ancien boxeur, on ne peut que s’incliner devant la clairvoyance du cinéaste.

De son côté, Scorsese confiait aux «cahiers du cinéma» qu’il se mettait dans la peau de grands réalisateurs durant ses tournages et sa jubilation atteignait son zénith lorsqu’il incarnait Raoul Walsh.

Cette adaptation édifiante de la vie du boxeur Jim Corbett a tout pour le combler. Comme Robert Wise plus tard, Walsh a l’intuition que la boxe est un pur concentré de cinéma américain. La violence, le spectacle, la revanche sociale… tout est là pour organiser un divertissement populaire qui constituerait un miroir pour ses spectateurs ravis.

Errol Flynn ne s’y est pas trompé non plus. Le rôle suppose charme, puissance physique et seconde chance, donc un concentré d’acteur américain.

La ballade irlandaise pittoresque (il y a aussi du whiskies et des bagarres) se transforme en tableau d’Edward Hopper dopé au rockabilly, c’est à dire en grand film américain.

Il faut dire qu’il pouvait compter sur Raoul Walsh pour le rythme et sur Errol Flynn pour la grâce.

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~ par 50 ans de cinéma sur 24 mai 2013.

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