Frankenstein, 1931

James Whale

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Victor Erice, Mel Brooks et même Mary Shelley nous avaient quelque peu égaré par rapport au film de James Whale. Comme s’il l’avait pressenti, le tout puissant producteur, Carl Laemmle délègue un monsieur Loyal à la première bobine, afin de signifier que les personnes sensibles devraient quitter la salle.

Nous nous étions habitués à considérer la créature de Frankenstein comme une figure poétique ou à rire de la démarche de Boris Karloff avec ses boulons dans le cou. Si l’on revient au roman, Shelley elle-même en avait fait un personnage humaniste qui portait le surnom de Prométhée moderne.

Or, les studios Universal voulaient inscrire le monstre au milieu d’un illustre bestiaire, entre Dracula et le loup Garou. Au cinéma, Frankenstein devra donc inspirer la terreur. Voilà le job dévolu à James Whale, réalisateur respecté du fantastique.

Le cinéaste joue avec la commande, en filmant Karloff comme une masse d’énergie pure, un objet maniériste qui modèle le décors et le jeu de ses partenaires au gré de ses crises de rage incontrôlées. Universal peut être satisfait, «Frankenstein» est un conte horrifique puissant.

Mais la postérité conservera l’humour et la poésie, car, en plus d’être un grand metteur en scène de l’ombre, Whale est aussi un artiste qui aime profondément les monstres…

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~ par 50 ans de cinéma sur 21 avril 2013.

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