Queen Kelly, 1929

Erich Von Stroheim

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Ceci est un film d’avant.

Avant le parlant et avant le code Hays. Avant que Von Stroheim ne puisse plus tourner, aussi.

La grande romance peut donc commencer avec une culotte jetée au visage d’un prince qui s’amourache immédiatement de la lanceuse.

Aujourd’hui encore, on trouve cela gonflé. Mais ce n’est que le début du film, un film où le désir ne s’embarrasse jamais de morale (ce que règlera le code Hays) et où chaque regard est sexuel (ce que permettait le cinéma muet).

Von Stroheim va tranquillement trop loin, comme toujours, ici pour la dernière fois avant un dernier film parlant sur lequel se pencheront plusieurs autres cinéastes.

Il aura sans cesse recherché les limites du cinéma des premier âges avec son regard ironique et les jouets que lui offraient la Babylone californienne.

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~ par 50 ans de cinéma sur 1 mars 2013.

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