Trois femmes, 1977

3 women

Robert Altman

trois-femmes-sissy-spacek-shelley-duvall

Le titre renvoi à Hitchcock et ses 3 femmes fantasmatiques de «Vertigo» : celle avec qui on vit, celle que l’on désire et celle que l’on aimerait être.

Les 3 femmes semblent tout d’abord n’être que 2 : Sissy Spacek use de sa folie diaphane pour incarner une jeune fille engagée dans un centre thermal et Shelley Duvall tient le rôle de sa grande soeur d’adoption qui se révèlera bien maltraitée.

Au loin, la 3e femme peint des serpents sur le fond d’une piscine… et pourrait bien avoir imaginé les 2 premières.

Autour, des cowboys jouent avec leurs bagnoles dans le désert. Entre ces petits garçons du grand ouest et les vieillards qu’il faut conduire au bain, le cinéaste s’assure qu’aucune présence masculine consistante ne viendra interférer dans le duel bergamnien qui se joue entre ses 2 actrices.

Alors laquelle est l’objet du désir ?

Evidemment, Duvall joue la trivialité de la girl next door provinciale tandis que Spacek emmène le film vers un trouble flouté. Mais comme les créatures peintes par la troisième femme, les 2 personnages s’entremêlent jusqu’à dissoudre leur identité.

En l’absence de pénis, l’oedipe féminin reste sensuellement irrésolu.

Publicités

~ par 50 ans de cinéma sur 17 janvier 2013.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s