Donde mueren las palabras, 1947

Hugo Fregonese

Donde mueren

Dans ce film sur la musique, les hommes sont souvent réduits à des marionnettes ou des statues. Et lorsqu’ils apparaissent à l’écran, c’est souvent affublés d’un masque.

Un buste de Beethoven domine les personnages, tel un dieu sévère. D’ailleurs, ici, on meurt en dansant et l’on abandonne sa vie pour son oeuvre, comme si le Salieri de Milos Forman avait définitivement vampirisé Mozart.

S’il rend un hommage ambigu au grand art, Fregonese, se livre parallèlement à un célébration de sa propre discipline. Il rappelle ainsi que si les hommes perdent la vie pour un ballet ou quelques vers, le cinéma permet lui de réanimer leurs fantômes.

Si le «Dernier des hommes» de Murnau s’était perdu dans un opéra, il aurait pu y rencontrer l’esprit, enfin serein, du docteur Mabuse et lui aurait alors murmuré sa joie d’avoir atteint l’endroit où meurent les mots (donde mueren las palabras).

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~ par 50 ans de cinéma sur 8 janvier 2013.

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