Coûte que coûte, 1996

Claire Simon

coute_que_coute_1_full

Lors d’une présentation publique, Claire Simon avait introduit ce film en ironisant sur la fascination du public pour les gangsters. Les spectateurs adorent Al Pacino en «Scarface», supporteront-ils la guerre des tranchées d’une petite entreprise de restauration?

La question n’est rapidement plus de savoir si le patron stressé est un mytho ou un escroc, ou si les sympathiques cuistots sont des héros. Ou peut-être que si mais de toute manière le film pose trop de questions dans un rythme trépidant pour que nous espérions y répondre.

La cinéaste ne le prétend pas non plus. Aux discours, elle préfère la vie, à la morale, elle substitue le détail. Elle réalise un film éminemment politique en dirigeant nos regards et non nos consciences.

A la fin nous resterons libres de nous indigner, de discuter, de douter, tout en conservant tout de même une certitude : on a rarement ressenti une telle palpitation devant un film de gangsters…

Publicités

~ par 50 ans de cinéma sur 26 décembre 2012.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s