Katie Tippel, 1975

Keetje Tippel

Paul Verhoeven

Pour certains mouvements féministes, aucune femme n’est en mesure d’affirmer que ses relations sexuelles ne relèvent pas du viol.

On n’imaginait pas qu’un tel discours ferait échos chez un cinéaste hollandais à la réputation   sulfureuse. «Katie Tippel», portrait d’une jeune femme au milieu de la révolution industrielle du début du XXe siècle, est un traité socio politique démontrant que la société capitaliste a pour base la prostitution.

Verhoeven éclaire le message par une dramaturgie implacable et la mise en scène triviale qui le caractérise. Katie n’est jamais regardée comme une victime mais comme une guerrière, obligée dès l’enfance de comprendre qu’avant l’argent, il y a le sexe!

Le film ne laisse pas indemne, ne ménageant aucune porte de sortie. L’amour n’est qu’une autre forme de marchandisation des corps et la solidarité féminine ne fonctionne qu’à l’aune de l’intérêt de chacune… A la fin, après avoir mis au monde un enfant (soit l’utilité finale d’une femme dans cet univers avide de nouveaux individus à utiliser), l’héroïne Katie Tippel pourra rejoindre la lutte des classes qui éclate… après le sexe il y aura l’argent.

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~ par 50 ans de cinéma sur 18 novembre 2012.

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