Le témoin, 1945

Il testimone

Pietro Germi

Durant la première partie du film, la morale fait peu de doute : un homme condamné sur l’accusation d’un quidam retrouve ledit quidam alors qu’il amorce une nouvelle vie avec une belle ragazza. L’homme de la foule qui tombe de l’autre côté de la loi par manque de chance et manque de classe (sociale) se heurtera au rigorisme de la société, représentée par un vieux rond de cuir aigri… fiction de gauche quand tu nous tiens…

Ce film bienpensant est de très bonne tenue et les ombres qu’il invoque sont suffisamment proches pour le parer d’un authentique courage.

Toutefois, Germi est plus malin que son sujet. Comme Dino Risi terminant ses comédies d’un coup de tonnerre sinistre, le cinéaste laisse évoluer son récit vers des zones plus incertaines.

Le gangster honnête et sa belle découvriront le doute et emporteront le spéctateur avec eux lors d’une séquence sidérante où le héros visite l’appartement misérable de son bourreau.

Le témoin était myope!

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~ par 50 ans de cinéma sur 9 novembre 2012.

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