Amateur, 1994

Hal Hartley

C’est au moment où l’horloge des cinéphiles s’est synchronisée avec le cinéma de Hal Hartley que quelque chose s’est perdu.

Lorsque ses films nous parvenaient en ordre dispersé, presque en secret, tout le monde l’adorait.

Lorsque le nouveau Hal Hartley est sorti en salle l’année de sa fabrication, beaucoup l’ont dédaigné. Ce cinéma classé comme arty ne pouvait fonctionner que sur la rareté.

Le cinéaste fit un effort avec son histoire d’amnésique, mais il n’a trompé personne. Elina Löwensohn ressemble toujours plus à Anna Karina filmée par Godard, les riffs à l’émeri de My bloody Valentine embrument New-York et Isabelle Huppert pose comme une icône du cinéma d’auteur…

A l’époque, même McDonald invitait la faune cultivée de la grosse pomme à vanter les mérites de son McDeluxe.

Hartley passera donc pour un intellectuel prétentieux, déjà brûlé à force de postures.

A l’époque comme aujourd’hui, le subtilement nommé «Amateur» m’avait apporté les plaisirs simples d’un hommage ludique aux films de Godard avec Karina, du spleen new-yorkais magnifié par les guitares de Mys bloody Valentine et de l’éternel affirmation du règne d’Isabelle Huppert sur le cinéma d’auteur mondial.

Simples plaisirs offerts par un cinéaste au comble de l’élégance!

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~ par 50 ans de cinéma sur 27 octobre 2012.

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