Les Nibelungen, 1924

Die Nibelungen

Fritz Lang

Avec «Metropolis», Lang a imaginé une métaphore commode des fascismes à venir. Le fond du film innocenté, il était plus facile de se laisser captiver par sa forme vénéneuse.

Quelques années auparavant, le maître avait signé un diptyque qui fait la fierté des cinémathèques comme il enorgueilli ses financiers de la UFA : «La mort de Siegfried» et «La vengeance de Kriemhild». «Les Nibelungen» donc, soit les légendes de l’Allemagne éternelle, filmées dans les studios de la propagande de Weimar.

On imagine pas Lang renier ces 2 monuments, mais on rappellera  qu’il s’opposera de plus en plus à l’avenir avec sa scénariste et amante, Thea Von Harbou, au sujet de la morale de «Metropolis».

Alors que nous dit une superproduction aryenne, filmée avec le sens épique inouï de l’un des plus grands artistes du cinéma?

Elle nous dit que les hommes sont faits d’ombre et de boue et que seuls les vrais chef d’oeuvres échappent à l’éternelle question du bien et du mal…

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~ par 50 ans de cinéma sur 6 octobre 2012.

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