Le testament du docteur Mabuse, 1932

Das testament des doktor Mabuse

Fritz Lang

Entendons-nous, tous les épisodes de Mabuse réalisés par Lang sont passionnants.

Mais celui-ci m’a sidéré!

Au delà de sa beauté plastique (comme le rappelait Chabrol, CHAQUE plan comprend l’univers), de ses réflexions politiques (la société du spectacle, le totalitarisme anonyme, le village global… DEJA analysés), de sa manière de faire évoluer son art (premier film sonore qui ne renie RIEN du muet) voir «Le testament du docteur Mabuse» fut la rencontre inattendue avec quelque chose que j’attendais depuis longtemps, sans vraiment pouvoir le définir. On peut se référer au rêve mais ce film existe.

Ce que j’avais imaginé dans mes pauvres scénarii, lu entre les cases de Tintin, fantasmé chez Batman, aimé dans certains plans de Melville, Argento, DePalma, Franju… Cette notion floue de serial, que celui qui s’imagine dandy va chercher dans les série Z dégénérée ou les films dont le genre est l’ennui, le plaisir jamais rassasié de l’érotomane, le point d’arrivée angoissant du désir… pourrait bien exister en un film.

Ou plutôt, la magnificence plastique, la prescience  politique et l’innovation cinématographique avaient donné corps à mes images intimes…

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~ par 50 ans de cinéma sur 13 août 2012.

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