Assassin sans visage, 1949

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Richard Fleischer

A l’époque où l’on produisait des séries noires au même rythme que les Fords T, il était parfois permis de rêver. Un film sonore sans paroles, une enquête en vue subjective ou encore un mannequin de chiffon pour traquer l’assassin…

Hitchcock avait ouvert la voie, Richard Fleischer poursuit par un polar théorique. Mieux, il fait de la théorie le moteur de son suspens. En 60 minutes, le futur réalisateur des «Vikings» entremêle l’angoisse et la poésie à travers l’histoire d’un tueur invisible à force de ressembler à tout le monde. Seul un artefact encore plus anonyme, littéralement sans visage permettra de coincer le maniaque qui opère les jours de pluie.

L’assassin était impossible à reconnaître, pas le film de Fleischer dont le baroque sec inspirera de Mario Bava  («6femmes pour l’assassin») à David Fincher («Seven»).

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~ par 50 ans de cinéma sur 5 juin 2012.

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