L’enjeu, 1998

Desperate measures

Barbet Schroeder

98 est le grand chelem de Barbet Schroeder à Hollywood : un film à oscar et un blockbuster d’action. Le cinéaste sera confronté à un échec violent : recettes nulles, critique dédaigneuse, évidemment pas d’oscars. Four partout, sauf pour le cinéma.

Devant l’opportunité de réaliser un bolide à gros budget grâce aux largesses du producteur mégalo Peter Guber, Schroeder ne se défile pas. Son tort sera de réfléchir en cinéaste et non en publicitaire. A l’heure où Michael Bay triomphe avec des séries Z surgonflées dont chacun des 10 plans par seconde semble vendre le vide qui l’habite, l’ancien producteur de la Nouvelle Vague révise les classiques.

Barbet Schroeder s’est manifestement rendu sur la tombe des grands anciens, Howard Hawks, Nicholas Ray, Samuel Fuller, Raoul Walsh… et a salué les dauphins John Woo et John McTiernan, pour obtenir conseils et bénédiction. Saisir la clef d’un cinéma épique avec une âme. Logique pour une histoire de transmission sanguine entre un enfant mourant et une figure paternelle déviante.

Schroeder est décidément de la vieille école, il envisage le divertissement populaire avec modestie et rigueur. La notion d’épate lui est étrangère. Le public, trop habitué à se faire draguer, a boudé. Dommage pour les vendeurs de popcorn… les vrais cowboys sont éternellement solitaires.

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~ par 50 ans de cinéma sur 24 mai 2012.

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