La forteresse cachée, 1958

Kakushi toride no san akunin

Akira Kurosawa

Au début du film apparaissent 2 personnages rigolos qui dialoguent absurdement dans le désert. Pour les plus de 20 ans, le flash forward est évident : C3Po et D2R2 étaient donc japonais. Lucas lui-même n’a jamais caché l’emprunt, de même que Han Solo et la princesse Leia se reconnaîtront sous les traits de Toshiro Mifune et Misa Uehara.

Les similitudes s’effacent pourtant rapidement. Les rigolos sont de cyniques crapules, dont la présence sur le champ de bataille n’est motivé que par la cupidité. Les héros sont des désespérés sortis des enfers.

Sans étoile noire à détruire, sans méchant oedipien, Kurosawa privilégie les espaces aux pièces. Ses personnages ne sortiront de l’enfer qu’en survivant à une mise en scène surpuissante qui transforme l’écran de cinéma en marécage et sculpte la lumière en jungle, tous 2 inextricables.

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~ par 50 ans de cinéma sur 10 mai 2012.

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