Les chaussons rouges, 1948

The red shoes

Michael Powell & Emeric Pressburger

Difficile de louer ce film sans passer par les chef d’œuvres qu’il a influencé. Toutefois, l’exercice se fait paresseux et finalement ingrat. Aux remerciements (« Suspiria », « Perfect Blue ») succèdent souvent les reproches (« Black Swan »).

Si le cinéma est l’art de la mémoire, y compris d’une forme de mémoire anticipative, il n’est pas interdit de rendre grâce à l’œuvre.

La vision du film de Powell et Pressburger en rappelle d’autres et en annonce encore plus mais elle reste, avant tout, une expérience unique.

La représentation de la danse au cinéma laisse parfois craindre que les 2 arts s’annulent, que l’un se révèle la béquille de l’autre.

« Les chaussons rouges » n’est que fusion. Fusion du théâtre et du technicolor, fusion de la poésie et de l’angoisse, fusion de la scène et du fantasme…cela porte un autre nom : le trouble.

La grâce avec laquelle ce film porte cet équilibre fragile n’appartient qu’à lui.

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~ par 50 ans de cinéma sur 7 mai 2012.

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