Les anges aux figures sales, 1938

Angels with dirty faces

Michael Curtiz

A tous les beaux gosse d’Hollywood qui se sont donné des air de voyous, on dirait bien 2 mots : James Cagney.

Le first gangsta, c’était lui et j’assume de préférer son Rocky Sullivan au « Scarface » de Hawks. Ici, même Bogart baisse le regard quand Cagney lève le sien.

« Angels with dirty faces » rejoue l’antédiluvien roman américain, celui des durs de ruelles qui terminent rois de la ville, celui des frères ennemis qui ne s’étreignent que dans le sang… Scorsese s’en souviendra, il ne sera pas le seul.

Toutefois, vu aujourd’hui, ce film ne se réduit jamais à une matrice de polar urbain. La finesse du regard de Curtiz donne une âme aux ordures et de l’inquiétudes chez les icônes. L’animal Cagney est un fauve traqué et il le sait. Au delà de la grimace, se lit la peur.

So, what do you hear, what do you say ?

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~ par 50 ans de cinéma sur 4 mai 2012.

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