Judex, 1917

Louis Feuillade

Georges Franju considérait comme médiocre le «Judex» de Feuillade. Il avait un peu raison, sa propre version fut bien supérieure. Toutefois, nous le suivrons d’avantage lorsqu’il parlait avec passion des images de ce film.

Il est vrai que ce millefeuilles feuilletonant est interminable et que ses instigateurs s’en remettent trop souvent aux cartons explicatifs, comme s’ils se rassuraient par un écrit omniprésent face à un visuel inéluctablement étrange.

Car au fond, ces histoires de justiciers ténébreux et de femmes vampires nous concerne aujourd’hui essentiellement pour leur aspect hypnotique. Franju affirmait que toutes les images monochromatiques sont belles… et il est vrai que même les bourgeois en costumes et les soubrettes de boulevard prennent ici des allures d’apparitions chamaniques dont la malédiction serait d’incarner tous les fantômes du cinéma.

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~ par 50 ans de cinéma sur 28 mars 2012.

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