Démolition d’un mur, 1896

Louis et Auguste Lumière

Les frères Lumière n’y croyaient pas eux-mêmes, mais la postérité a prouvé qu’ils étaient de grands cinéastes.

Le fait d’être parmi les premiers créateurs de technologie cinématographique ne saurait jouer en défaveur de leur puissance artistique (suivez mon regard jusqu’à Stanley Kubrick…).

Grâce à eux, nous avons sursauté devant une machine monstre qui synthétisait le cauchemar industriel prêt à engloutir ses consommateurs  pour leur plus grand plaisir («L’arrivée d’un train en gare de La Ciotat»), le peuple s’est trouvé faire partie d’un tableau impressionniste («Sortie de l’usine Lumière à Lyon»), on se dispute encore pour savoir si leurs opérateurs inventèrent le travelling (les films à Venise) et le gag apparut («L’arroseur arrosé»).

De manière plus théorique, ils filmèrent «Démolition d’un mur». Des hommes armés de marteaux détruisent la masse grise qui forme le fond du plan. La blancheur qui apparaît suite à leurs efforts pourrait être la plus belle jamais vue sur un écran! Ici naît la profondeur de champ, déjà la troisième dimension.

Les barres de fer des ouvriers ouvrent définitivement l’image au cinéma. Les Lumières ont créé la lumière. Celle-ci aurait pu être la plus belle jamais vue sur un écran de cinéma si elle n’était pas plus simplement celle qui attisera toutes les autres pour les temps à venir…

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~ par 50 ans de cinéma sur 21 février 2012.

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