Nashville, 1975

Robert Altman

En 1988, Altman a réalisé une minisérie sur un candidat à l’élection présidentielle, « Tanner on Tanner ». Je ne l’ai pas vue et le regrette.

Je le regrette d’autant plus que dans « Nashville », le cinéaste se frottait à la politique de son pays de manière réjouissante.

On peut déplorer le rôle ingrat confié à Geraldine Chaplin, journaliste cruche censée nous balader dans la capitale de la country, typique du cynisme facile dont abuse parfois l’auteur. Mais le portrait d’une Amérique rurale en plein bouleversements post 60’s est passionnant. Par touches discrètes, le film capte un certain malaise white trash.

Robert Altman se permet de rejouer le traumatisme d’Altamont, version redneck, tout en préfigurant les démons qui se rappellent au souvenir des Etats Unis lors de faits divers sanglants, durant lesquels des types normaux massacrent d’autres types normaux.

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~ par 50 ans de cinéma sur 9 février 2012.

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