La rivière de nos amours, 1955

The indian fighter

André De Toth

Elsa Martinelli en indienne ? Il s’agit d’un temps où l’on pouvait se permettre ce genre de fantaisie. Kirk Douglas l’aurait engagé lui-même, une star producteur ne se refuse aucun agrément. D’ailleurs, son personnage passe la première partie du film à flirter avec la belle sauvage, tout d’abord brute, puis conquis…

Heureusement, Douglas est un prince du western. S’il prend son temps, il laisse la maîtrise de l’espace à un autre prince du western : André De Toth.

Les cinéfils Scorsese et Tavernier louent régulièrement la finesse et la nervosité de l’artisan hongrois. «La rivière de nos amours» en est la preuve éclatante, largement digne des autres grandes rivières de l’Ouest (celles de Hawks et de Preminger).

Au film d’aventure glamour succède progressivement un film de guerre dantesque. Lorsque Kirk Douglas enlace Elsa Martinelli dans les derniers plans, ce n’est plus en séducteur fringant, mais en guerrier épuisé qui comprend qu’il vient de jouer son destin.

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~ par 50 ans de cinéma sur 3 février 2012.

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