Soy Cuba, 1964

Mikhail Kalatozov

Quelques années après le maître Eisenstein, Kalatozov est venu se perdre aussi en Amérique du Sud. Mosfilm lui offre ses gros moyens pour un film de propagande à la gloire des frères cubains. La propagande russe est souvent bien lourde, mais le cinéaste s’est lassé de seulement regarder voler les cigognes.

«Soy Cuba» est un film aérien. Olympien même: monumental comme un film russe et langoureux comme une mélodie cubaine.

Les gens du komintern ont peu goûté ces élans christiques : lorsque les révolutionnaires meurent, la caméra s’envole, semblant les accompagner vers des cieux, pacifiés de la colère des hommes.

«Soy Cuba» nous saisit alors par une beauté que nous n’avions jamais seulement rêvé.

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~ par 50 ans de cinéma sur 10 janvier 2012.

Une Réponse to “Soy Cuba, 1964”

  1. Yeahhhh, c’ est vraiment les plus beau plans extérieurs N/B que j’ ai jamais vu, et le poème prend le pas sur la vindicte, je trouve, le chaos s’ annonce rien que dans les visions étouffantes de la jungle où des champs de canne à sucre, ça sent fort la fascination furieuse et charnelle du plan séquence autonome et de ses plaisirs gratuits, sais pas si c’ est vraiment le film à se passer en boucle avant d’ appréhender une caméra pour la première fois,
    jubilatoire mais très intimidant….

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