Raja, 2003

Jacques Doillon

Doillon en Afrique, étrange postulat pour un cinéaste que l’on imaginait arrimé aux terres de France, fusse pour les retourner avec rage. Sujet périlleux en prime : la liaison entre un riche quinquagénaire français et une adolescente marocaine.

Il y avait tout à craindre et Doillon y a pensé. Il évite donc magnifiquement toute complaisance et se concentre sur les corps et les regards. Il pense temps, espace, son, territoire. Ses 2 personnages ne parlent pas la même langue. Le cinéaste suit leur danse chaotique, faite d’attirance et de mépris, de peur et de bravade, et il capte ce qui, parfois, aurait pu ressembler à de l’amour.

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~ par 50 ans de cinéma sur 26 décembre 2011.

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