Le petit fugitif, 1953

Little fugitive

Morris Engel, Ruth Orkin, Raymond Abrashkin

Le petit garçon du titre est vraiment mignon! Et voilà que l’on soupçonne le film de l’être aussi… Peut-on assumer un film mignon ? Dans le même mouvement, reconnaissons qu’il nous serait tout aussi difficile d’apprécier un mélodrame tournant autour des larmes roulant sur son visage joufflu…

Qu’il rit ou qu’il pleure, le petit fugitif semble condamné à rester suspect pour les spectateurs aux émotions difficiles.

Le trio arty à l’origine du projet s’est peut-être posé la question; ou alors n’en avait rien à faire, ce qui revient au même puisqu’ils ont laissé le film aux mains de l’enfant. Les néoréalistes avaient ouvert la porte aux gamins imaginatifs, Truffaut accompagnera le sien jusqu’à l’état sauvage.

Le petit fugitif nous propose de le suivre, sans se soucier de nos exigences cinéphiliques.

Suite à une mauvaise blague, il croit avoir tué son frère et s’enfuit à Coney Island pour se perdre entre les manèges et les marchands de glaces, croisant des policemens inquiétants et des enfants qui n’ont pas eu la chance de se débarrasser de leurs parents. Son épopée se fait parfois tragique, parfois mystérieuse, souvent truculente… toujours belle car filmée à sa hauteur.

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~ par 50 ans de cinéma sur 11 décembre 2011.

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