Le corbeau, 1943

Henri-Georges Clouzot

Au combat du noir et du blanc des expressionnistes, Clouzot préfère l’incessant va et vient d’une ampoule lancée vers l’ombre. Nous sommes devant un film français.

Le pays est occupé, certains sont partis, d’autres persécutés, d’autres encore continuent de faire des films. Ces derniers subiront les reproches des uns et des autres. Pourtant, ce polar gris restera sur un crime sans criminel, cette musique maugréée ne prendra jamais part aux chants des vainqueurs. La bassesse ne se juge pas, elle se craint.

Les jeunes cinéphiles le réhabiliteront plus tard, faisant du «Corbeau» une oeuvre de résistance. Ce costume est peut-être un peu trop grand pour lui.

Toutefois, c’était justement ce trop que Clouzot tentait de comprendre.

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~ par 50 ans de cinéma sur 9 décembre 2011.

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