Blade runner, 1982

Ridley Scott

Assez immanquable. Je ne crois pas connaître de garçon de mon âge qui n’aime pas « Blade runner ».

Philip K.Dick vient de mourir quand sort le chef d’œuvre de Ridley Scott, seul film ayant approché l’essence de son génie. Intelligemment trahi par un grand scénariste (David Web People), l’écrivain se retrouve idéalement dans « Blade runner ».

Ce n’était pourtant pas gagné. Les impératifs commerciaux d’une telle production imposent une star. Le pauvre Harrison Ford ne sait pas vraiment ce qu’il fait dans la défroque miteuse de Dekkard, l’humain qui valait moins qu’un robot. Surtout, la mise en image est confiée à Ridley Scott, star de la pub et cinéaste pompier.

« Blade runner » ne fait pas exception, mais ici, les effets tocs du réalisateur se confondent avec le nombre d’or de la mise en scène. L’univers de Dick nécessitait d’aller au-delà du bon goût. Cette débauche visuelle rend le film de plus en plus fascinant au gré des mutations du grand régime des images.

Los Angeles 2019, c’était maintenant !

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~ par 50 ans de cinéma sur 25 novembre 2011.

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