Jeux dangereux, 1942

To be or not to be

Ernst Lubitsch

Dans quelle mesure peut-on incarner l’élégance au cinéma sur son seul nom?

Réaliser beaucoup de films très drôles et très fin serait évidemment une piste. Lubitsch, c’est un grand jeu de postures, d’ouvertures de portes, de dialogues mitraillettes et de fermetures de portes. Chez lui, l’amour est toujours une question de position, que l’on soit dans le même lit importe peu. Un gant est un espace de chorégraphie.

Elégant, vraiment.

Avouons tout de même que durant l’âge d’or du cinéma américain, d’autres sont parvenus à des sommets similaires, la question de savoir s’il faut remercier le code Hays n’enlève rien à leur talent…

Alors pourquoi Lubistsch définitivement roi de l’élégance filmée?

Pourquoi pas pour une comédie désinvolte sur une troupe de théâtre polonaise mettant en scène Hitler en pleine guerre? Une comédie vraiment drôle, authentiquement élégante et, pour cette fois, un sommet qui n’avait été atteint qu’une seule fois (et jamais par la suite) dans le genre drame hilarant ou comédie tragique sur la guerre.

Le prédécesseur se prénommait Charlie, maniait bien la canne mais se révélait moins fort pour les ouvertures de portes…

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~ par 50 ans de cinéma sur 13 novembre 2011.

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