Boxing gym, 2011

Frederick Wiseman

Dès le début, Richard Lord, ancien boxeur texan, résume l’ambition du projet : tout est une question de rythme. Peut-être parlait-il de sa propre vie, Wiseman l’a sûrement compris comme une définition du cinéma.

Le cinéma tiendra-t-il donc le rythme d’une salle de boxe sans match, sans compétition, en fait sans la représentation cinégénique de la boxe?

Les raclements de chaussures et les claquements de gants de cuir nous placent sur une fausse piste. Trop habitués aux films de sport, nous avions perdu l’esprit des salles de sport. David Cronenberg s’offusquait que l’on considère les scènes de sexe des premières minutes de «Crash» comme un prologue au film alors que pour lui, elles constituaient bel et bien le film.

Les coups dans le vide, la musique des sac de sable, les micro fictions ou confessions du peuple de cette salle sont donc la matière vivante d’un film puissamment musical.

Il y a du hip hop dans «Boxing gym», bien plus proche de «Do the right thing» de Spike Lee que de «Gentleman Jim» de Raoul Walsh. C’est dire si Frederic Wiseman se montre digne de son sujet en maîtrisant parfaitement le rythme.

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~ par 50 ans de cinéma sur 4 novembre 2011.

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