La novice, 1961

Lettere di una novizia

Alberto Lattuada

Une mère et une fille se déchirent, rejouant le match Merteuil/Tourvel sous les yeux fiévreux d’un prêtre quelque peu perdu dans cette Italie des sixties naissantes.

Ces deux femmes entraîneront toute la gent masculine dans leur vortex hystérique. Mais au moment de l’oubli, un sourire canaille risque de leur survivre : le jeune Jean-Paul Belmondo se fout manifestement de mourir, pourvu que cela rompe son ennui. Pour tout dire, autant de passions autour de ses moues lasses, semble le faire bien rire.

Belmondo en Italie, c’est Casanova le fou, un bellâtre qui aurait lu Camus, un joli goujat dont le dernier souvenir émouvant au cinéma fut peut-être la fin désespérée de « A bout de souffle ».

Dans une fin de saison qui ressemble autant à une soirée langoureuse qu’à un petit matin de remords, Alberto Lattuda a l’idée géniale de rendre odieux notre Bébel national. Caméléon de génie, celui-ci s’en tire avec la beauté du diable. Au point qu’on se pique d’imaginer un film qu’il n’a jamais tourné : Jean-Paul Belmondo dans « Le maléfique ».

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~ par 50 ans de cinéma sur 6 octobre 2011.

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