Les raisins de la colère, 1940

The grapes of wrath

John Ford

De John Ford, nous avons l’impression de tout connaître. Par exemple «les raisins de la colère» dont le générique résume tout ce que l’on peut fantasmer sous le terme americana : John Ford, John Steinbeck et Henry Fonda… soit l’Amérique.

Sauf que le cinéma de Ford imprime le mythe et ne parodie jamais. Caché derrière une vedette populaire, un grand romancier et sa légendaire modestie (nous allons filmer le plus beau des paysages: le visage d’un homme) il se met au service de la littérature et de l’Histoire. Pourtant la mise en scène minérale nous fait rapidement oublier le verbe steinbeckien et Fonda joue les figurants de génie au milieu des hillbillies de la grande dépression. La caméra est à hauteur d’homme, droite, même pas rigide.

On peut alors rêver qu’un jour un instituteur propose à ses élèves d’étudier quelques unes des plus belles pages de la poésie américaine : les plans de John Ford.

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~ par 50 ans de cinéma sur 2 septembre 2011.

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