Inland, 2009

 Gabbla

Tariq Teguia

Photographe à l’origine, Tariq Teguia a vu ce film financé par le centre audiovisuel du Fresnoy (qui, après le génial « Opera Jawa » continue d’offrir de belle perspectives au 7e art), manière de dire que d’emblée, il se tient à l’angle de plusieurs voies. « Inland » ressemble souvent à une installation, jouant sur les couleurs, les formes et les durées.

Pourtant, il me semble que Teguia propose, avant tout, un retour au sources. La narration est ténue : un géomètre est envoyé au sud de l’Algérie pour une reconnaissance de terrain. Il part dans une zone rurale isolée où sévissent les islamistes et les passeurs de clandestins. 

Une grande idée est ici à l’oeuvre : reprendre les composants d’origine (le temps et l’espace) pour les fondre dans le monde actuel. Soit un cinéaste, issu de l’art-mère du cinéma, se lance dans une topographie du monde, auscultant les rapports nord/sud, les mouvements des hommes, les guerres de religion, les changements climatiques (dans une simplicité bouleversante: il suffit d’un plan de verdure dans le désert ou du regard d’une femme malienne) avec sa caméra pour seule boussole.

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~ par 50 ans de cinéma sur 30 août 2011.

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