Le tambour, 1979

Die blechtrommel

Volker Schlöndorff

Voilà un film qui m’a fait entrevoir l’âge adulte, ou, en tous cas, qui m’a fait rentrer dans la maturité du cinéma. L’idée que quelque chose survivait à l’œuvre, que les images nous disaient plus qu’elles ne nous montraient.

Schlöndorff n’est pas le chouchou des cinéphiles qui en ont rapidement fait le cousin allemand de la qualité française. Moi-même, je n’ai pas toujours suivi. Certains ne lui ont pas pardonné d’avoir partagé la palme d’or avec le monumental « Apocalypse now ».

Mais, avec ce conte morbide, Schlöndorff m’a soufflé que le cinéma pouvait révéler les passions refoulées et les pulsions morbides, qu’un enfant pouvait avoir raison de ne plus grandir (magnifique David Bennett), que l’Histoire sert à prédire l’avenir, que l’Europe s’était suicidée, que les fables racontent la réalité…

De quoi réévaluer la qualité allemande !

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~ par 50 ans de cinéma sur 20 août 2011.

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