Riz amer, 1949

Riso amaro

Giuseppe De Santis

Et si c’était par le néoréalisme que le cinéma italien avait abordé le western?

Dans le film de De Santis, on vol le riz comme chez Ford on volait la paie des mineurs. Les salauds pillent le salaire des damnés de la terre. Comme chez Ford, un juste s’élève et la caméra suit le mouvement. Les travellings sont toujours moraux.

Ici, c’est une juste, qui, elle, ne comptera pas le prix à payer pour s’opposer aux voleurs. Dans une Italie sortie du fascisme et bientôt témoin de la chute de pas mal de ses justes face au crime, ça peut vouloir dire quelque chose.

Gassman joue la faconde latine face à Raf Vallone en shérif carabinier. Entre eux, Silvana Mangano est la juste. Sensuelle et triviale, canaille et bouleversante, iconique et populaire, elle nous rappelle que, horizon western ou pas, nous sommes bien dans un film italien.

Publicités

~ par 50 ans de cinéma sur 12 août 2011.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s