ça brûle ! , 2006

Claire Simon

Le premier plan du film suffit à le faire aimer : sur une route déserte et baignée de soleil, une adolescente est étendue, sans connaissance. La caméra panote légèrement, pour accompagner l’entrée dans le champs d’un cheval noir.

Le cinéma de genre français reste une lutte de résistant. Etrangement, on rencontre les pistes les plus intéressantes chez les auteur intellos, si conspué, justement par les aspirants au cinéma de genre.

« ça brûle » avait tout du drame réaliste (une adolescente amoureuse d’un homme mûr, causera la perte de celui-ci) mais atteint une dimension fantastique par son rythme (la mise en scène suit les mouvements constants de son héroïne) et ses audaces (le cheval qui reste un personnage important).

En plaçant, dès l’ouverture, son film sous le signe de l’étrange, Claire Simon lui offre une atmosphère hypnotique dont il ne se départira plus.

 

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~ par 50 ans de cinéma sur 25 juin 2011.

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