L’homme au bras d’or, 1955

The man with the golden arm
Otto Preminger

Avant la gueule d’amour de Sinatra, ce film est à protéger à jamais pour le score mirifique que lui a offert Elmer Bernstein.
Pour moi, «L’homme au bras d’or», c’est avant tout une stridence be bop sur des percussions feutrées. Saul Bass signe le générique à partir de lignes blanches épurées. Pas besoin de plus pour marquer (voir incarner) la pop culture des golden fifties.
Sinatra entre en scène après ces 3 minutes de volupté sonore. Alors, pour rendre crédible son personnage de jazzman toxico et dans le même temps préserver son image d’icône glamour, la star va devoir mouiller sa chemise. Oubliant ses soutiens influents (mafia, JFK), la star Frank Sinatra va devoir redevenir un acteur. Affolé par les notes qui l’entourent comme par son addiction, il redevient surtout un homme, exténué, transpirant… jamais aussi émouvant que lorsqu’il se retrouve au tapis des bars louches dont il se fera le chantre tout au long de sa carrière.


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~ par 50 ans de cinéma sur 22 juin 2011.

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